Croyances, pensée et hypnose : comprendre et transformer son monde intérieur

Cette page évolutive a pour but pédagogique de vous soutenir dans la compréhension « croyances – art de la pensée ».

Nos pensées ne naissent pas toujours de nous.
Elles s’inscrivent, se répètent, se transmettent parfois en silence, jusqu’à devenir des évidences invisibles.

Certaines soutiennent, ouvrent, structurent.
D’autres limitent, freinent, conditionnent sans que l’on en ait pleinement conscience.

Le corps, lui, ne fait pas la différence entre une réalité vécue et une pensée répétée.
Il réagit, s’adapte, se contracte ou s’ouvre en fonction de ce qui est profondément intégré.

Comprendre les croyances, c’est commencer à reprendre la main sur son monde intérieur.
Observer la pensée, c’est déjà créer un espace : une méta position.

Et dans cet espace, l’hypnose devient un levier pour transformer en profondeur ce qui semblait figé.

Qu’est-ce qu’une croyance ?

Une croyance est une pensée suffisamment forte pour être un filtre motivationnel qui façonne et entretient la manière de voir la réalité.

Comment se forment les croyances ?

L’origine d’une croyance est une forme-pensée qui fut :

répétée voire récursive dans l’environnement et par l’entourage ;
décidée et acceptée pour vraie intérieurement ;
recherchée dans la réalité pour validation et confirmation.

Croyances conscientes et inconscientes

Pourtant, une pensée, les croyances sont comme des personnes qui viennent vous parler : vous n’êtes ni obligé(e) de les écouter, ni de leur répondre, d’autant plus si elles sont inopportunes.
Comme nous baignions dans un monde de paroles et d’images depuis le plus jeune âge, nous pouvons fort bien imaginer l’accumulation des croyances comme un gâteau de crêpes.

Certaines croyances, tout en dessous, celles avant l’âge de nos 8 ans sont très souvent inconscientes. Les croyances au-dessus, plus récentes peuvent être, pour certaines personnes, plus conscientes.

un gâteau de crêpes est le symbole du cumul des expériences et croyances humaines

Mais c’est une simplification car le subconscient et l’inconscient ne fonctionnent pas au regard d’une durée mais d’une répétition et d’une charge émotive.

Plus une pensée est redite et ressentie, plus elle s’installe comme une habitude. Nous ne voyons plus nos habitudes de pensée qui animent nos habitudes comportementales.

Le rôle de l’environnement et des expériences

Deux forces entraînent la création des habitudes de pensées : l’environnement et les expériences vécues.

L’environnement est le vivier des références duquel nous évoluons : culture, idéologie, problématiques familiales, conditions de vie…

Les expériences vécues sont tantôt à l‘initiative d’une croyance, tantôt la confirmation d’une croyance – quelle soit bonne ou mauvaise.

Dans le premier cas, les résultats de l’expérience vont définir la leçon que nous retiendrons ;
Dans le second cas, vous pourrez affirmer : « je le savais bien ! Je ne suis pas fou/folle ! C’est bien vrai ! ».

(C’est intéressant que ces exclamations ne viennent, la majeur partie du temps, que pour valider le pire).

Croyances limitantes : comment influencent-elles la vie et le corps ?

Les croyances sont simultanément nos filtres et nos schémas de perception : vieillissement ou rajeunissement, orientation de vie ou perte de repères, adhésion ou répulsion, habitudes ou innovation.

En tant que telle une croyance est neutre. Elle est une nécessité structurelle pour l’humain afin qu’il organise : ses savoirs, les apprentissages et donner du sens à l’ensemble.

Cependant, les croyances limitantes sont celles qui viennent freiner, ralentir voire faire régresser l’individu dans son développement personnel ou spirituel. Ces dernières influencent la vie tout comme le corps et réciproquement.

Si une mère répète à son enfant sa fragilité et ses faiblesses, il y a de fortes possibilités que l’enfant reste chétif longtemps voire hypocondriaque.
L’enfant n’a pas de raison spontanée de remettre en cause la parole du parent ou d’une autorité, surprotectrice ou accusatrice.

C’est ainsi qu’il va intégrer une croyance (devinez laquelle ?) influençant son corps, sa santé et son tempérament autant que son mental qui va en déduire d’autres croyances comme :

« je ne peux pas faire d’effort » ;
« le sport n’est pas pour moi » ;
« le froid m’enrhume » ;
« le soleil me brûle » ;
« je suis la cible des virus » ;
« je suis faible »…

Pensée, émotion et réaction corporelle

Chaque pensée -flux électromagnétique cérébral – provoque une émotion ou un état d’être.

Chaque émotion est une énergie qui se véhicule dans le corps pour l’informer de ce que le décisionnel a voté. Cette information est transportée par notre physiologie.
Son objectif est que le corps se prépare et réponde à l’ordre car une pensée est foncièrement une commande donnée à notre système organique qui va s’y ajuster.

Les quatre étapes de la construction d'une croyance

Les schémas répétitifs

Contextes semblables, personnalités similaires, réactions attendues…

Les schémas répétitifs ont souvent des racines inconscientes et parfois ils sont eux aussi inconscients.

Chaque schéma est fondé sur une seule et même croyance limitante. Parfois, une croyance en consolide plusieurs autres, c’est pourquoi nous découvrons des schémas.

Même si les protagonistes ou les situations changent, cette croyance engendrera les mêmes mécanismes internes et les mêmes résultats externes.

Nos intelligences corporelles ne réinventent pas quelque chose qui est bien rodé : un ordre précis, une mécanique et des réponses internes automatiques.

Quand une croyance devient une réalité vécue

La preuve, la confirmation : la vérité biaisée

Dans le cas où la réalité est de bonne augure, beaucoup de personnes ne tiennent pas compte de ce miracle, le vivent comme normal ou de façon inconsciente.

Dans le cas où la réalité est incommodante, l’accusation ou l’autocritique sont une alternative courante.
c’est justement un bon moment pour intervenir sciemment :

soit vous validez la part en vous qui veut avoir raison ;
soit vous passez en mode introspection « qu’est-ce que je me suis raconté(e) pour vivre cela ? »

Explorer comment renforcer sa confiance intérieure

Suggestion et auto-suggestibilité : un mécanisme naturel

C’est dans le cas d’une introspection qu’on peut réaliser la force de la suggestion et découvrir notre auto-suggestibilité.
Parce qu’il semble qu’un paradigme règne en nous : on croit ou on ne croit pas.

Un socle sur lequel se greffent les croyances, les suggestions -provenant de l’extérieur – et l’autosuggestion -émanant de notre mental.
Là encore, il y a neutralité dans ce mécanisme naturel. Ce sont les pensées auxquelles nous allons adhérer qui vont orienter notre satisfaction ou notre désarroi.

Le cerveau face aux suggestions

Le cerveau est un organe qui a besoin d’un état de conscience minimum pour être conduit.
Sans conscience -acte d’observation volontaire-, ce sont les mécanismes automatiques et les instincts, soutenus par les croyances qui vous mènent.

Un cerveau conscient ou d’un certain niveau d’éveil aura une certaine imperméabilité face aux suggestions. Ce qui n’a rien à voir avec la résistance.

Dans le cas d’un cerveau inconscient, affaibli par les peurs ou endoctriné, il sera perméable à toute suggestion habile ou manipulatrice : ce qui fait le succès des campagnes publicitaires, des grands orateurs ou la propagation de l’influence médiatique.

Pourquoi nous sommes tous suggestibles ?

C’est la justesse des mots entendus ou des images vues qui rencontrent notre terrain émotionnel. C’est une histoire d’évocation immédiate.

avant-après : Influence des croyances son ouverture à la vie

Influence des mots, images et pensées

C’est là toute l’importance des univers et des contenus que nous fréquentons et assimilons au quotidien.

Lors de faiblesses morales ou physiques, il est parfois difficile de résister à l’influence d’où qu’elle vienne. La phrase commune est « je suis trop fatiguée », qui est elle-même une autosuggestion, avez-vous remarqué ?

Dès que vous comprenez que l’être humain est influençable, vous commencez à devenir maître de vous, paradoxalement.

Découvrir les mécanismes de l’affirmation de soi.

L’art de maîtriser sa pensée (sans la contrôler)

Maîtriser sa pensée est une capacité subtile de choisir par quoi vous acceptez, en conscience, d’être influencé(e) : ce qui prédispose à orienter et construire sa vie avec plus d’affirmation.

Observer sans lutter

L’erreur de beaucoup de personnes en cours de développement personnel ou de coaching est de se forcer, de se tendre, de se contraindre, de se mettre la pression dès qu’ils observent une façon de faire ou de penser qui est jugée incorrecte.

Même si de nombreuses personnes ont entendu parler de l’acceptation : ils ne réalisent pas le mouvement intérieur lié à la pensée pour vraiment « accepter ».

L’affirmation de soi passe par l’observation, sans lutte, ni interne, ni externe. Elle pose les bases de votre détermination. Toutefois, sans but, sans objectif, sans projet, nulle détermination peut s’ériger.

Créer de nouvelles directions intérieures

C’est pourquoi, il est nécessaire de créer vos propres directions intérieures plutôt que de céder aux automatismes comme impuissant(e) à faire autrement.

De la réaction à la présence consciente

Oui, il est nécessaire de passer par une étape de rééducation dans le sens littéral du terme. Vous reprenez votre éducation en main en la revisitant : re-éducation.
Cette étape vous permet d’apprendre comment passer de la réaction à la présence immédiate consciente.

la gestion spirituelle de la pensée, c'est l'observation et l'introspection sans lutte

C’est un temps d’observation et de non jugement. Car, pour rappel, le corps est une puissance intelligente : tout mécanisme mis en place a une raison d’être :

une défense,
une protection,
ou un maintien, à mener.

Sans contre ordre sécurisé, aucun changement n’est envisageable. Le corps sait ce qu’il défend. Nous, pas sûr.

Autosuggestion et hypnose : transformer de l’intérieur

Il nous appartient donc de nous écouter pour comprendre ce qui est protégé en dessous de toutes les couches réactionnelles.
C’est en nettoyant les multiples couches émotionnelles, allant à la rencontre de l’origine que la transformation intime se réalise.

L’esprit humain a pour outils naturels la capacité de :

s’auto-suggérer des choses, des idées, des concepts et
d’activer les états hypnotiques favorables à une nouvelle (ré)impression.

Différence entre suggestion et autosuggestion

La suggestion est portée par une personne ou un medium extérieurs. L’autosuggestion est la capacité de se persuader : c’est semblable à l’histoire que vous vous racontez (suppositions) ou aux discours internes (justifications).

Si la première a besoin d’un médium pour vous parvenir, la seconde est votre propriété intérieure et ne dépend que de vous.

Un professionnel de l’hypnose construit des suggestions spécifiques à vos besoins durant la séance.
Pour ma part, je vous en donne : elles deviennent vos propres autosuggestions, une fois que vous les avez adoptées et intégrées.

Comment l’hypnose agit sur les croyances

L’état premier de détente permet de voir plus honnêtement les croyances qu’on se fait de toute chose. L’hypnose est un état de lucidité nouvelle qui met en lumière aisément les croyances.

Effet de propagation : une croyance en entraîne d'autres tout en commandant nos comportements

Le travail hypnotique visite des cristallisations émotionnelles sur lesquelles les croyances sont attachées.
Sans terreau, elles s’étiolent laissant une place vacante que les suggestions hypnotiques nouvelles et bénéfiques vont remplir.

Installer de nouveaux repères intérieurs

Cette mise en place demande l’émergence de décisions pour établir de nouveaux repères choisis et validés durant l’accompagnement en hypnose.

C’est comme reconstruire sa carte mentale.

Ce qui évolue en travaillant sur les croyances

Étant les fondations de nos vies, il est envisageable de penser que travailler sur vos croyances va vous changer la vie. C’est ce que mes consultants me rapportent.
L’objectif de ce travail est de considérer l’importance des croyances, incontournables pour l’humain et son rapport au monde.

A partir de cette condition inéluctable, il devient judicieux de choisir en quoi croire surtout que ces nouvelles croyances vont porter nos ambitions, inspirer nos réalisations, clarifiant nos intentions.

Confiance, estime, affirmation

A ce stade, nous construisons en conscience le merveilleux trépied de l’estime de soi, la confiance en soi dépendamment de l’affirmation de soi.

Régulation émotionnelle au delà du réactionnel

En chemin, un nouvel état d’esprit, plus clair, plus frais se met en place, progressivement, maintenu avec votre décision de ne plus vous sentir dirigé(e) par des automatismes réactionnels.

Les émotions sont comprises et honorées de mieux en mieux pour en être non pas le pantin mais le relayeur éveillé.
C’est pour vous la découverte de ce que sont la régulation émotionnelle et l’art de la gestion mentale.

Rapport à soi et aux autres

Dès la première séance et durant tout le processus d’accompagnement, vous observez votre rapport à vous-même et aux autres évoluer :

une appréciation grandissante,
un climat apaisé,
une résistance stable et
la liberté d’aller au contact des autres ou pas.

C’est le fait de reprendre son pouvoir originel qui renverse un rapport à soi négligent.

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