Blessures émotionnelles, ego et émergence intérieure

Certaines réactions semblent surgir plus vite que notre réflexion.

Une parole nous touche davantage qu’elle ne devrait.
Une critique résonne en nous longtemps après avoir été entendue.

Une situation, pourtant ordinaire, réveille une peur ancienne ou récente, difficile à expliquer.

Derrière ces mouvements spontanés, voire impulsifs, se cachent parfois des blessures émotionnelles qui influencent notre perception du monde, nos relations et nos choix.
Ce sont des projections égotiques qui, a leur tour, constituant notre vision des choses, vont entretenir les blessures.

L’ego, ayant créé son propre raisonnement, sur la base du principe « si ceci, alors cela » tente alors de protéger ce qui a souffert.
Ainsi, il défend de vieilles stratégies :

de défenses,
d’habitudes de pensée,
et de comportements destinées à éviter une nouvelle douleur.

La plupart du temps, ces protections sont invisibles et considérées comme normales car l’ego se justifie toujours.

Dans la psyché, cependant, les comportements qu’elles engendrent sont inconscients et naissants des ressources archaïques du cerveau qui façonnent totalement notre manière :

d’aimer ;
de nous affirmer ;
de faire confiance ;
de recevoir.

Comprendre ces mécanismes ne consiste pas à combattre l’ego mais à reconnaître son rôle, ses limites et sa fonction profonde dans le développement de l’individu et permettre à l’être d’occuper pleinement sa place harmonieusement.

C’est une expérience humaine utile au franchissement de différents niveaux de conscience, qui pour se faire, doit rester un passage, une transition pour grandir.

Comprendre l’ego dans l’expérience humaine

Dès notre plus jeune âge, on nous apprend à dire « je » : un âge où celui qui est dans le miroir à le « même prénom que moi ». Mais qui est-ce « je » ?

Plus l’être humain gagne en autonomie fonctionnelle, plus sa personnalité se précise influencée par ce « je » qui, bien qu’invisible, a une consistance et une voix : c’est l’ego.

L’ego est le censeur de nos expériences : il nous fournit les réponses automatiques fondées sur le résultat vécu. Ces automatismes sont au coeur de nos habitudes.

Son rôle, auto-défini, est de nous protéger, dit-on. Néanmoins, de nature septique – parce qu’il est fondé sur la peur -, il est suspicieux, craint le nouveau, en nous maintenant dans une zone de confort qui s’atrophie d’elle-même au fil des années.

C’est comme grandir dans le sweat de nos 7 ans.

Qu’est ce que l’ego ?

L’ego est une forme de présence en nous, plus ou moins intense. Il s’est construit en tant que système intérieur et en tant que système de pensée.

Projection intérieure d'un Idéal égotique interférant avec l'être

Il est souvent confondu avec le soi personnel car ils ont des caractéristiques semblables : localisé (relié à notre corps, notre cerveau, notre mémoire) ; individuel et personnel ; identifié (je suis comme si, je suis comme ça…).

Et de cette confusion apparaît un faux soi : un soi égotique. Il est celui que la plupart des gens présente aux autres : l’idée de qui nous sommes, une persona qui bon gré, mal gré sert fidèlement les souhaits de l’ego.

Il concrétise notre construction identitaire idéalisée au reflet de l’appartenance sociale et culturelle externe, organisant ainsi notre psyché.

Ainsi, nous avons tous, humains, l’expérience d’un ego individuel et spécifique qui, si nous n’y prenons pas garde, devient à la fois notre ossature et un design psychiques qui se consolident avec les expériences de vie malgré son invisibilité.

Le fonctionnement de l’ego

Accédant à notre mémoire, à notre cerveau émotionnel et notre cerveau reptilien –logé dans un espace virtuel nommé « mental » -, il rappelle et renforce les réseaux neuronaux des résultats d’expérience fâcheux déclenchant la peur.
Son univers est le mental où il cherche un mécanisme de défense disponible et opérationnel aux moindres similitudes détectées.

Plus nous avons peur, plus l’ego prend une grande place tandis que les restrictions augmentent en nous.
Et plus notre mental tourne à vide sur des pensées aussi illusoires qu’est l’ego.

Ses pensées et sa voix se déguisent en certitude et font plus que douter le soi personnel. Ses paroles sont, envers nous-même, dures, méprisantes : elles ont toujours vocation à amoindrir.
Elles ne sont jamais douces ou pleine d’amour paradoxalement à son rôle de protecteur.

C’est pourquoi il fonctionne aux antipodes de la confiance en soi et empêche la libre édification de l’affirmation de soi donc de la vérité.

Il détermine ce qui est :

bon et mauvais,
bien et mal,
honorable et déshonorable,,
facile et difficile,
ce qui est possible ou ce qui ne l’est pas, etc.

Sans discernement du soi personnel, l’ego est à l’origine du stress, de la surcharge mentale et de la fatigue nerveuse : en activant une mémoire psychologique et un mécanisme d’adaptation et de défense inopinément.

Les croyances de l’ego

Ses croyances -que nous faisons nôtres et nous limitent- se sont modelées à une vision dualiste du monde.

Il pose les postulats :

qu’il y a un prix pour chaque chose : en conséquence, pour un gain, il y a automatiquement une perte ;
que le corps (soi physique) est au centre de notre système de pensée, renforçant l’idée spirituelle de séparation et d’abandon ;
que les lois de la survie du corps sont les bases pour édifier les « lois de l’homme » ;
qu’il y a un soi à blâmer pour tout et n’importe quoi, y compris l’existence.

Alors il s’inscrit naturellement :

objecteur d’abondance,
incompatible avec les lois de l’amour ou de la création,
source de l’amertume qui contamine jusqu’à nos coeurs.,

Le soi égotique tient une conversation avec lui-même dans votre tête, en affirmant ceci et évaluant cela : il construit le jugement ainsi.
En synthèse, il dit simplement que qui vous êtes n’est pas assez bien.

Différence entre ego sain et ego défensif

L’ego défensif tient l’ardoise des offenses figées tandis que l’ego sain accepte les mises à jour émotionnelles.

Alors que l’ego défensif règne en maître quasi absolu et défend sa cause pour toutes les blessures qu’il recense : l’ego sain est, quant à lui, rétabli dans une fonction adaptative flexible et actualisée.

Le premier est ressenti intransigeant et directif : le second paraît plus à notre écoute.
L’un est chargé d’arrogance, choisissant la complexité voire les complications plutôt que la simplicité, ayant comme raison la survie.

Il nous a appris à survivre et non à vivre.

L’autre revient à son rôle fonctionnel et de mémoire de façon conciliante, pour nous permettre d’apprendre à vivre.

Ainsi l’ego sain accepte aisément les idées nouvelles pendant que l’ego défensif se refuse aux changements.

Exemple :

Votre partenaire de vie rentre souvent fatigué(e) après son boulot et il est sur les nerfs. Ça fait quelques temps déjà que ça dure et vous ne comptez plus les querelles tardives.
Il y a comme une habitude anxiogène causée par la régularité ou la répétition de ce vécu.
Cela a un impact sur vous car votre ego vous dit de vous y attendre : l’alerte égotique (1).
Votre réflexe a toujours été de vous sentir submergé(e) par la nervosité de l’autre : la peur générée par l’ego (2).

Imaginons que vous avez réfléchi ou un peu travaillé sur vous et vous choisissez de ne plus vous laisser submergé(e).
Vous préparez une bonne ambiance et faites tout ce qui vous semble être « bon » pour votre partenaire, pour éviter une dispute.
Et contre toute attente, une crise survient malgré tous vos efforts avec en prime le sentiment que c’est pire.

Vos attitudes, mêmes nouvelles, sont mues par l’angoisse, c’est à dire les outils du système égotique.

Parfois nous ne remarquons pas que nous utilisons un mécanisme égotique pour éviter une situation crainte : comme choisir une action dite « bonne » par peur qu’une issue désastreuse déjà vécue ne revienne.
La puissance énergétique sous-jacente reste la peur.

L’égo, méfiant et plein d’orgueil s’assagit pour devenir sain : il diminue petit à petit, sans sentir son importance menacée.
Pour cela, vous avez besoin de ne plus vous harnacher à la blessure émotionnelle : étape qui précède (1).

Mécanisme d'un ego sain et en lien à l'âme

Comment naît une blessure émotionnelle ?

La naissance d’une blessure émotionnelle vient de l’acceptation de l’idée que nous ne sommes « pas assez ».

Cela met en place un besoin de particularité et d’appartenance à votre sphère d’influence qui détermine : vos notions de succès et de popularité, l’idée de ce qu’il faut faire pour être une bonne personne et ce que signifie de bien traiter autrui.

Le système égotique va développer le principe de comparaison : inférieur ou supérieur à l’autre.

De cette manière, les notions de compétition et de loyauté s’enchevêtrent et commencent ici.

Notre soi personnel devient ainsi un petit soi facilement blessé, qui collectionne précieusement les rancunes, prompt au ressassement, à la tromperie consciente et inconsciente.

C’est une façon de laisser votre cerveau vous utiliser plutôt que l’inverse.

Le processus de la mise en place d’une blessure égotique

Nous pourrions représenter le processus interne – souvent inconscient – de la mise en place d’une blessure égotique comme suit :

Expérience vécue comme infructueuse et douloureuse avec impossibilité physique ou morale de consolation
Interprétation interne : perception de « victime »
Sentiment d’incompréhension instantanée donc de séparation (sentiment profond de solitude)
Construction d’une empreinte émotionnelle via une interprétation intérieure
Création d’une mémoire affective physiologique et psychique « le corps et moi on s’en souvient »
Répétition d’expériences similaires :
renforcement de la blessure ( nouveau cycle des étapes précédentes),
sensibilité accrue ou carapace épaissie
affaiblissement ou endurcissement moral et comportemental.
Mémoire affective programmée à s’activer aux signes situationnels similaires.
Tableau : Comprendre la différence entre une blessure émotionnelle et une peur

Pourquoi les blessures créent des peurs durables ?

Grâce à l’ego, la peur existe et dépend essentiellement de la blessure.
Elle s’en justifie : tant que la blessure perdure, la peur n’a aucune raison de s’effacer.
Il se peut même qu’une blessure crée une douleur à plusieurs niveaux – corporelle, morale – puis un enchevêtrement de peurs liées au corps.
Ce qui peut créer la confusion sur ce qui se joue réellement en soi et de ce qui est nécessaire de guérir ou de travailler.

Restreindre toute atteinte à l’intégrité physique ou morale

L’ego s’évertue à vouloir restreindre toute forme d’atteinte à notre propre intégrité physique ou morale mais pour lui-même également.

Atteinte qui provient trop souvent de sa pure interprétation des événements.

Pour cela, il déclenche son système – un mécanisme de survie bien huilé – soutenu par son système de pensée comme suit :

hypervigilance (se tenir sur ses gardes pour voir arriver toutes nuisances),
anticipation (scénarios dramatiques)
évitement (comportements psychiques et physiques)
peur de revivre la douleur
automatisation des réactions.

La répétition du primo « raisonnement » crée une habitude psychologique et physiologique instaurant un mode réflexe.
De nombreuses personnes se créent des réflexes conditionnés pour se maintenir dans l’idée illusoire de sécurité bien plus que dans le ressenti stable de sécurité.

Blessure et peur : deux mécanismes différents mais liés

Schema blessure émotionnelle irrésolue

Comment se représenter une blessure égotique ?

La blessure égotique est une sorte d’absurdité conflictuelle inconsciente, adoptée par l’ego, dont l’être profond désire la remise en ordre pour notre propre et pleine liberté.

Elle comprend trois parties :

une mémoire : le souvenir de circonstances situationnelles et relationnelles,
une empreinte : le résultat gravé dans l’espace émotionnel interne « Quand j’éprouve ça, je reçois ça »,
la qualité répétée d’une expérience passée et révolue.

Comment apparaît la peur ?

La peur est une réalité immédiate pour l’organisme et forme un verrou qui barre le chemin dans une action qui se présente dans le maintenant.

Elle actionne une :
Réaction présente,
Stratégie protectrice,
Anticipation.
Alors que la blessure est irréelle, l’ego nous donne l’illusion qu’elle est vraie.

L’articulation d’un cercle vicieux

Tant que nous n’intervenons pas sciemment dans le cycle, vous restez bloqué(e) dans ce cercle vicieux :

Blessure → peur ,
peur → comportement,,
comportement → répétition de la blessure,
Répétition de la blessure → peur…

Comprendre la différence entre une peur d’abandon et une blessure d’abandon

Les cinq grandes blessures émotionnelles


Explorer la blessure qui résonne le plus avec votre expérience

Infographie : intrication des cinq grandes blessures égotiques

La blessure de rejet : on ne me choisit pas

Hypnose blessure de rejet paris 15 beaugrenelle – réconciliation intérieure
Invisibilité et négation de soi,
Exclusion et effacement
Abnégation et sacrifice.

La blessure d’abandon : fatalement…

La Blessure d'abandon transformée avec l'hypnose pour qualifier les relations
Mésestime et jeux de pouvoir
Solitude et déchirure intérieure
Dépendance et attachement immature.

La blessure d’humiliation : pourquoi on me fait ça ?

Avant et après l'hypnose : Libération de la blessure d'humiliation
Honte et indignité
Culpabilité et comparaison
Retrait social et dévalorisation.

La blessure de trahison : mieux être seul(e) que mal accompagné(e)

Femme qui ressent sa Blessure de trahison guérie grâce à l'hypnose
Défiance et méfiance
Besoin d’indépendance et scepticisme
Déloyauté et rancune

La blessure d’injustice : le bon droit avant tout

Femme qui exprime la Blessure d'injustice par la résistance
Rigidité et exigence
Perfection et irréprochabilité
Recherche de reconnaissance et d’approbation

Pourquoi l’ego cherche à nous protéger ?

Il est admis qu’il est constitutif de l’amour propre dont notre personnalité a besoin durant notre croissance sociale et notre individuation.

Nos processus d’apprentissage et de récompense sont bien connus de l’ego puisque reliés au cerveau limbique et à la mémoire : cela fait sens de les faire perdurer.

En revanche, s’y limiter, c’est ignorer nos capacités d’expansion, de création et de conscience.
Parce que l’amour propre n’est pas l’orgueil.

L’ego : gardien partiel du temple

L’ego est un gardien partiel de notre corps et de notre soi parce :

que son aide trop souvent impromptue et inutile fait interférence aux capacités insoupçonnées de notre esprit ;
qu’il nous garde dans des mécanismes qui fonctionnent uniquement à très court terme ;
que ses automatismes réduisent notre capacité à faire des expériences de vie, nous limitant dans notre expression ;
qu’il nous donne l’impression d’être dirigé(e) par une autorité intérieure autre que nous-même ;
qu’il est à l’origine de crise d’identité et de la perte de sens pour bon nombre de personnes ;
qu’il préfère avoir raison que d’être heureux.

Ses motivations pour nous protéger sont une :

protection psychique : « raisonnements » confirmés et verrouillés par le passé,
quête de sécurité,
cohérence identitaire : garder un semblant d’intégrité mais en omettant toute notre part de ressources en provenance de l’invisible ;
conformité de ce qui fonctionne (maintien des habitudes… bonnes ou mauvaises )
résistance au changement pour maintenir l’équilibre.

Cependant, siégeant dans le mental, il n’a aucun accès à notre esprit ni à l’esprit universel que nous connectons dès que notre soi personnel réintègre la clarté d’esprit et devient notre véritable Soi.
Nous en faisons l’expérience lors de moments au contact de la nature, en pleine créativité, en réception intuitive. C’est-à-dire des moments en état modifié de conscience.

Apaiser les peurs et transformer les automatismes

Apaiser les peurs, c’est comprendre comment nourrir sciemment sa maturité et s’autoriser une liberté certaine en faisant un meilleur usage de son cerveau.

Pour transformer les automatismes, c’est retirer sa foi dans la peur et de tout ce dont on croit avoir besoin de se protéger.

L’ensemble s’appuie sur l’abandon :
du jugement qui maintient la division intérieure ;
des lois de la lutte, des limites, du danger et de la compétitivité.

Élucider les peurs

Pour mettre en lumière les peurs, nous faisons le choix de décharger l’ego de responsabilités caduques et de l’encourager, indirectement, à reprendre sa juste dimension.

Le processus conscient d’intervention dans notre propre système de pensée se compose de cinq éléments qui se tissent les uns dans les autres au sein du vécu et de nos ressentis.

Ces éléments sont :
une observation consciente,
une régulation émotionnelle,
une compréhension des déclencheurs,
une sécurité intérieure sincère,
de nouvelles réponses comportementales.

Cette nouvelle considération stoppe naturellement la projection de l’ego pour laisser place à l’expérience de l’extension de l’esprit.

Renforcer l’ego sans le laisser diriger sa vie

C’est un tout autre rapport à soi qui survient.

Pour y arriver, il est important de garder en mémoire que le conflit naît de la non écoute de qui vous êtes.
C’est cela laisser l’ego diriger votre vie, en répétant de vieux schémas.

Un soi personnel qui doute se met au service de l’ego défensif car tout doute est un doute de soi même et appartient au domaine de la peur.
C’est une posture où le soi perd en quelque sorte son propre pouvoir créateur laissant l’ego décider.
Ce qui est précieux pour nous, c’est que le pouvoir personnel n’est pas perdu, il est juste diminué.

Cela demande de sortir de l’influence aveugle des événements externes et d’apprendre à écouter son intériorité.

Ensuite, s’accoutumer à observer le monde à partir de son univers interne.

Renforcer l’ego n’est pas l’endurcir et le rendre encore plus dictateur mais ramener de la fiabilité en soi.

C’est une leçon d’humilité pour l’ego qui va comme fondre au contact de la vérité et de la douceur posée sur lui.
C’est comme soulager un combattant de ses armes meurtrières, en lui apprenant que la guerre est terminée…

Recréer un pont avec un soi vrai et libre

Il n’y a que l’ego qui s’érige entre votre désir – l’élan de votre primo intention – et la réponse faite à ce désir, entre votre besoin et la satisfaction de ce dernier.

La création de ce pont est une étape qui met en évidence le choix spirituel -intellectuel compris- qui s’offre à vous d’aller soit vers l’amour soit vers la peur.
Le pont se crée en choisissant l’amour.

Pendant un temps l’ego va contribuer à former ce pont, avant de devenir de plus en plus discret jusqu’à repartir de là où il est venu.

Communication avec son être profond, ego réintégré à son service avec l'hypnose

Durant cette période de transition, vous allez commencer à vous sentir beaucoup moins soumis à la direction de l’ego.
Puis le pont s’estompera pour vous sentir plein(e) de vous.

Ces deux grands phénomènes vont faire appel à l’édification ::
de la confiance intérieure,
de l’affirmation de soi,
de la notion de responsabilité sans le poids,
des limites saines lisibles et évidentes,
d’un affranchissement et une meilleure lecture émotionnels.

Quand l’ego se met au service de l’être profond

L’ego défensif, ou en peine, n’a comme références, qu’un ensemble de mémoires expérientielles dont il ne sait séparer le bon grain de l’ivraie. Il est donc investi à faire que les choses restent pareilles.

Pour se ressaisir et s’assainir, l’ego a besoin de se mettre humblement au service de l’être.
Seul l’être s’étend à une conscience plus vaste – riches de solutions nouvelles.

L’ego sain bénéficie, naturellement, des potentiels de l’être qui reçoit toujours une guidance fiable et conforme à chaque nouvel événement.

En d’autres mots, de l’attention concentrée sur l’existence de l’ordre inférieur (lois du corps et sa survie), il devient possible d’inviter l’ordre supérieur à régner en soi (lois de l’amour).

Restaurer la communication originelle avec notre soi profond

Se détacher du connu

Au-delà de notre personnalité – soi personnel, identité – il existe notre être.

Spirituellement et avant toute chose, cet être est notre réelle identité fondée sur la paix intérieure qui génère, d’elle-même, la plénitude.
Cette communication originelle nous permet d’expérimenter la complétude : sentiment d’être entier et « bien équipé(e) » pour mener sa vie.
De ce sentiment très agréable et confortable vous êtes porté(e) non par un devoir quelconque mais par une motivation intrinsèque libérée.

La première étape est de réaliser que le système de pensée égotique n’est pas le vôtre puisque vous êtes en mesure d’entendre la voix dure de l’ego séparée de la vôtre, en vous.

À partir de là, il devient de plus en plus facile de distinguer les pensées « écho du passé » des pensées de votre esprit.

Pour enfin, sentir l’action non entravée et sans obstacle pour un mouvement non contraint, en harmonie avec tous les niveaux d’expression de l’être.

Les signes perçus sont possiblement dans votre vécu personnel :
une intuition maîtrisée,
une cohérence intérieure,
la conjonction de vos valeurs personnelles manifestées,
un sens de l’existence intégré,
un alignement consolidé.
un élan convaincu et convainquant dans vos actions.

En parallèle de la mise en lumière de l’ego, découvrez aussi l’hypnose évolutive spirituelle pour une compréhension plus holistique du travail profond sur soi

C’est un bonheur que de découvrir combien l’action sans entrave est en harmonie, quelque soit le moment, en toutes situations et de toutes les manières, avec notre Soi.

Cela demande de lâcher le connu qui forme les habitudes limitantes, addictives ou douloureuses. Accepter que la réactivité nous quitte pour choisir notre réponse à l’instant présent.

Se détacher du connu c’est accepter de faire des expériences inédites ou de permettre des issues différentes à ce qui a déjà été éprouvé.

Nulle nécessité que ces expériences inédites soient extravagantes ou compliquées.
Comme dirait Henry David Thoreau, « choisissez la simplicité », et tentez-les une à une, surtout au début de cette pratique.

Loin d’être exhaustif, il peut s’agir de :

prendre un chemin différent, en toute conscience, pour revenir de votre travail ;
cesser d’avoir besoin de recevoir en retour de ce qui est donné ;
questionner votre soif de récompense ;
revisiter le sentiment d’être accroché à l’image infantile selon laquelle vous seriez inférieur à vos parents ;
arrêter d’écouter la voix de l’ego ;
éviter d’attendre un résultat trop précis ou particulier ;
apprendre à vous accueillir avec bienveillance surtout dans les moments de vulnérabilité ;
établir un sentiment agréable intérieur, une ou plusieurs fois par jour ;
observer l’origine de vos motivations…

L’hypnose comme outil d’évolution intérieure

L’hypnose aide au fur et à mesure à abandonner les vieux modèles et les situations considérant des dangers où il n’y en a pas.

Ses aspects holistiques offrent le nettoyage des nuages de désespoir, les uns après les autres, tandis qu’une clarté montrant la voie s’installe de mieux en mieux en vous.
« C’est défaire l’emprise de l’ego » comme le cite Un cours d’Amour.

Mon approche de l’hypnose évolutive contribue à remplacer le système de pensée égotique par le système de pensée originelle de l’unité qui relie les trois confiances : la confiance en soi, en l’environnement et en la vie.
C’est en fait l’état d’être que nous avons tous très tôt dans notre enfance avant l’éducation et tout conditionnement.

Les étapes progressives de cette méthode humaniste vous accompagnent fluidement quels que soient vos états d’âme, vos résistances, vos obstacles, vos objectifs ou vos modèles de peur.

Nous permettons à votre subconscient de faire une mise à jour de vos mécanismes d’insatisfaction de vous-même, de créer ceux que vous sentez profondément de votre cœur.
Car il n’est pas question de créer un nouvel égo qui serait meilleur que le précédent.

C’est un espace où vous apprenez à devenir authentique : c’est ce qui allège profondément.
De plus, vos ressorts pour choisir évoluent parce que vous abandonnez peu à peu l’incertitude du passé.

Faire le tri pour une évolution consciente et apaisée

L’évolution consciente commence lorsque vous vous demandez ce qui vous arrête, ce qui vous demande tant d’efforts et ce pour quoi vous dressez vos plans.

Et pour vous aider à abandonner l’ancien pour laisser se mettre en place votre désir total d’accueillir le nouveau en toute sécurité, nous procédons à une forme de tri en accédant :

aux schémas automatiques,
à la mémoire émotionnelle (libération de la cristallisation),
aux croyances : faire le choix de croyances aidantes ;
aux peurs.

Ainsi nous instaurons une réorganisation intérieure contenant des propositions d’issues possibles et crédibles pour une évolution en conscience paisible.

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