Pourquoi il est important que les émotions circulent ?

Accepter mes émotions a changé ma vie

Les émotions retenues sont comme devant un obstacle qui ressemblerait à un bouchon de champagne. Point besoin d’être amateur de ce nectar des éléments de la nature, pour s’imaginer aisément, que tant que le bouchon est dans le goulot, aucun arôme ne peut parvenir aux narines ni au palais.

Si les émotions stagnent, si elles ne circulent pas tel le flot du breuvage aux nuances d’or, comment profiter de la saveur et des bulles ?

La saveur : ce sont vos qualités, vos talents, votre singularité.

Les bulles : c’est votre votre vitalité, votre créativité, votre audace. Avez-vous déjà vu des bulles hésitantes ?

 

Sommaire

Pourquoi est-il important que les émotions circulent ?

Les émotions, lorsqu’elles stagnent, se cristallisent. Tout ce qui se cristallise prend corps, c’est à dire se matérialise dans le corps.

Les émotions sont des signaux : les larmes, une des expressions émotionnelles, sont un langage.

Ce langage est porteur de messages parfois, insuffisamment intellectualisé, « intellectualisable », pour être dicible ou compris de soi-même. Toutefois quand nous acceptons ces signes naturels qui font notre humanité, la magie opère.

En effet, derrière les larmes, par exemple, derrière les émotions qui les conditionnent, un chapelet d’enseignements attendent d’être accueillis et même cueillis. Des eurékas, en quelques sortes, suspendus, si ce n’est étouffés.

Que se passe t-il quand les émotions sont retenues ou réprimées ?

Les émotions réprimées demandent beaucoup d’énergie pour rester « planquées ». C’est extrêmement fatiguant et certains me confient : « C’est usant ». Tout à fait, toute l’énergie employée à camoufler est autant d’énergie qui n’est pas orientée à créer sa vie et à s’apprécier au sens noble de terme. Avancer dans sa vie à reculons est un défi invraisemblable et pourtant, c’est exactement cela.

Outre les raisons qui justifient la retenue des émotions jusqu’à leur négation, une part en soi se considère niée lorsque les émotions sont réprimées ou refusées. Cette part en soi a de nombreux noms et représente notre soi profond qui quoiqu’il advienne de nous, en tant que corps physique et psychologique, viendra jusqu’à crier sa vérité, d’une manière ou d’une autre.

recevoir ses émotions

Qui a t-il de mal à se sentir touché(e) et larmoyant(e) et ce, quel qu’en soit le lieu et la cause ?

La vérité émotionnelle n’a pas d’évaluation ou d’échelle de valeurs sur ce qui vaut le coup de « chialer » ou pas. Elle n’a pas besoin de validation de personnes extérieures ou de circonstances particulières. Cette vérité n’attend que nous-même.

Que provoquent les émotions retenues ?

La question initiale serait : qu’est-ce qui se passe pour que les émotions soient retenues ?

Nous avons appris, par mimétisme ou par leçons éducatives internes au foyer ou externes, à ne pas faire toute démonstration émotionnelle ou sensible.

Alors stratégies intellectuelles – je suis fort(e), je ne pleure pas -, stratégies comportementales – on boude jusqu’à s’abîmer, au sens littéral du terme, de mille manières -, stratégies psychiques – même pas mal – se combinent pour créer une posture d’évitement qui va s’étendre comme une toile de fond dans notre construction physiologique. Ainsi telle une toile d’araignée – parce que tout est lié, même en nous – tout est traversé du même fil. La vibration fondamentale de notre personnalité aura cette couleur particulière et bien souvent à  notre insu.

Que dit-on à son corps quand on lui refuse l’expression de ses émotions ?

Tu as tort ! Tu es es inopportun car ce n’est pas le bon moment, le bon lieu ! Rien que ces deux messages – inconscients bien souvent – vont éveiller et nourrir  un mal être. Ce mal être sera nourri de la culpabilité à être, à vivre, à ressentir jusqu’à remettre en question le droit de vivre : son DROIT à la VIE!

Ainsi de l’intégrité, insidieusement – Ainsi Dieu se ment – l’identité ou la personnalité vont rimer avec illégitimité.

Parce que moult histoires se racontent dans l’esprit qui a refusé les émotions et, encore plus, pour justifier le choix de les refuser.

Or, cette posture intérieure crée la trahison, le rejet, l’abandon, l’humiliation et l’injustice.

Pour comprendre cela, la vie apportera, autant de fois que nécessaire, les expériences en résonance avec le sentiment de ne pas être acceptée, de ne pas être légitime jusqu’au moment où vous saurez vous accueillir comme vous êtes, c’est à dire divinement parfait et humainement perfectible.

Et paradoxalement, aucune école n’apprend à recevoir ses émotions comme des aubaines.

Alors comment comprendre ses états émotionnels ?

On ne comprend pas ce qu’on ne connaît pas. On ne connaît pas ce qu’on ne reconnaît pas. Et si la reconnaissance, si prisée, dont on parle jusque dans les entreprises commençait par : accepter ses émotions ?  Que fait-on lorsqu’on croit voir venir vers soi une personne qui nous dit vaguement quelque chose, sans pour autant lui mettre un nom ? On scrute et une forme d’observation s’installe comme un temps que nous accordons au moment, pour se confirmer : « je la/le connais car je la/le reconnais ». Cette attitude est neutre au départ. C’est, ensuite, l’historique ou le vécu avec cette personne qui va faire naître le jugement positif ou négatif – jugement qui enclenchera un comportement particulier.

Comment faire pour accueillir sereinement ses émotions et ne plus en avoir peur ?

C’est la posture neutre qui nous intéresse et qui ouvre le champ de la compréhension.

Les émotions ont une raison d’être, indubitablement. C’est le postulat libérateur. OK, je suis traversé(e) par xxxxxxxxxxxxxxxx. C’est un fait. Nous ne sommes pas cette émotion. Quel que soit la manière dont nous classons les émotions, chacune d’elles est pour notre bien. C’est le second postulat pour redonner du mouvement à son émotion. En effet, elle est sur un circuit que nous remettons en route.

Keep calm et trust the process.

Comment conduire les émotions ?

Faire confiance au processus interne, les émotions libérées, observées et écoutées suivent leur chemin, elles n’ont pas besoin d’être conduites ou « gérer ». Le chemin est comme un bâillement : les meilleurs bâillements sont ceux que nous laissons vivre, bruyants ou silencieux, mais toujours grande bouche ouverte. Et après ?

L’apaisement ou l’accalmie, c’est ainsi, naturellement. C’est de cette accalmie que la bienveillance de l’émotion se révèle à nous telle la fleur de lotus.

Comment reconnecter et faire alliance avec sa véritable nature pour vivre une vie plus juste, à la fois tranquille et pleine d’audaces ?

Quand le téléphone sonne, un ami vous appelle, que faites-vous ? C’est cela : VOUS RÉPONDEZ. Et en général, après avoir décroché, vous l’abreuvez ou vous l’écoutez ? VOUS L’ÉCOUTEZ. C’est exactement cela ! L’émotion est un(e) ami(e) qui vous sonne. Quand vous la traitez comme tel(le), c’est comme si vous reconfiguriez votre toile de fond. Le changement, en vous, commence à opérer, même si vous n’en êtes pas conscient.

Dès que l’émotion redémarre sa course énergétique, l’émergence d’une vérité est possible. Les souvenirs du contexte émotionnels, les images associatives et le discours interne viennent à la conscience. En conséquence, vous vous révélez l’enseignement – sur vous-même- de l’expérience.

Vous êtes fin prêt pour considérer ce qui vous met à mal et ce qui vous fait du bien. Vous êtes fin prêt pour faire un tri de ce qui est épanouissant pour vous ou contraignant.accueillir sereinement ses émotions

Vous l’aurez compris : les émotions sont votre boussole. Chérissez-les et accueillez votre vrai VOUS ! C’est probablement le sens de la vie.

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